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GLUTEN : une protéine embarrassante

GLUTEN : une protéine embarrassante

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Vendredi 26 juin 2009

Alors que l’association française des intolérants au (www.afdiag.org) célèbre son vingtième anniversaire cette année, peu de Français bénéficient d’un diagnostic de la . Or le risque de complications néoplasiques de cette est élevé (lymphome de l’intestin grêle), si elle est dépistée tardivement.

Maladie méconnue des médecins généralistes, elle touche principalement les enfants lors de l’introduction des céréales dans l’alimentation, mais aussi les adultes, puisque près de 20% des cas concernent les plus de 60 ans. La vraie allergie implique le système immunitaire avec la recherche des anticorps spécifiques. Quand celui-ci n’est pas impliqué, on parle d’ qui toucherait 20% de la population française.

La ou

Elle se traduit par la destruction progressive des villosités de l’intestin grêle (replis de la muqueuse, semblables à des petits doigts) provoquée par une intolérance à une ou plusieurs fractions protéiques du présent dans les céréales suivantes : blé, avoine, seigle, orge, kamut. Il en résulte une malabsorption des nutriments par l’intestin (fer, calcium, acide folique …) entrainant un retard de croissance chez l’enfant et un amaigrissement chez l’adulte. Les symptômes et leur intensité varient, mais on constate des troubles digestifs (diarrhée et douloureux) et une grande fatigue. Douleurs osseuses et articulaires peuvent compléter le tableau clinique, de même que la dermatite herpétiforme dite maladie de Duhring, une maladie cutanée responsable de pustules et cloques rouges aux coudes, genoux, fessiers, comparables à une éruption d’herpès. Aucun traitement n’existe à ce jour, contraignant les malades à exclure tous les aliments contenant cette fraction protéique responsable de l’allergie (prolamines) : les produits céréaliers concernés, mais aussi les produits transformés (sauces, plats préparés, spécialités laitières et même chocolat) qui peuvent contenir du ou des traces de .

Le dépistage de la

1% de la population française souffrirait de cette maladie, mais seulement 20% seraient diagnostiqués. Le dépistage est contraignant, nécessitant la recherche des anticorps spécifiques (type IgA et igG) par une prise de sang puis, si les anticorps sont positifs, la confirmation par une biopsie duodénale mettant à jour l’atrophie des villosités de l’intestin grêle. Cet examen est obligatoire pour bénéficier du remboursement partiel par la Sécurité sociale des produits sans : 45 € par mois, au maximum, une somme dérisoire pour une personne seule, dont les ressources sont limitées. Les prix des pâtes, farines et pains spéciaux sont, en effet, assez élevés.
Un test salivaire en Italie

Il semblerait que les Italiens soient davantage touchés par la en raison d’une prédisposition génétique. L’université Sapienza a mis au point un large diagnostic de la chez les enfants : un test salivaire. 5 000 enfants scolarisés dans 27 écoles élémentaires de Rome viennent de bénéficier de ce diagnostic très sûr, les anticorps spécifiques pouvant être identifiés dans la salive. Le résultat de cette première série de dépistages est très satisfaisant. Après renouvellement du test salivaire pour 40 enfants ayant un taux d’anticorps critique, 33 se sont révélés positifs. L’analyse de sang a confirmé les premières valeurs, de même que l’examen de la muqueuse intestinale. Ce diagnostic qui peut être effectué dès 5 ans permet d’intervenir dès le début de la maladie pour empêcher le retard de croissance de l’enfant malade. Il devrait être généralisé en Italie.

L’

, , , brûlures d’estomac, , , ou , sont le lot commun de nombreux Français. Parallèlement, on note que nos compatriotes sont de gros consommateurs de blé. Les sandwicheries fleurissent dans les villes profitant de la crise pour exhaler leurs effluves aux portes des bureaux, des établissements scolaires et des lieux de vie. Elaborés à partir de blés modernes et de farines raffinées privées de leurs minéraux et vitamines, ces appétissants en-cas ne sont pas adaptés à notre système digestif fragilisé par la multiplicité des aliments transformés, le stress et les toxines en tout genre : pesticides, mercure, médicaments … Le regretté docteur Seignalet a mis en exergue l’encrassage de notre organisme par la consommation de , macromolécule à l’origine de nombreuses pathologies modernes, dont les maladies auto-immunes. Malheureusement, peu de médecins généralistes et spécialistes établissent ce lien dans leur cabinet, considérant qu’il s’agit d’un point de vue de naturopathe. Pourtant, même en l’absence d’anticorps spécifiques, qui rappelons-le ne concernent que les personnes atteintes de la , la suppression du permet aux malades de retrouver très vite une meilleure santé.

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  1. Magnet François dit :

    Qu’en est-il du gluten vis-à-vis de la polyarthrite rhumatoïde évolutive? Quels conseils donnez-vous?
    Merci

  2. Christine Hamelle dit :

    Ma mère de 86 ans a une spondylarthrite ankylosante depuis 60 ans qui a au fil des ans abusé des produits laitiers et du GLUTEN - j’ai réussi à la convaincre d’arrêter les produits laitiers mais je n’y arrive pas pour le pain … Pourriez vous me donner des éléments qui puissent la convaincre ?
    Je vous en remercie par avance.

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